Stratégie RSE : Interview de Virginie Delcroix, Directrice du développement durable.

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Stratégie RSE : Interview de Virginie Delcroix, Directrice du développement durable.

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Stratégie RSE

Pour Arkema, l’excellence en matière de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) est aujourd’hui un enjeu majeur, plébiscité par les parties prenantes et qui, intégré aux performances financières, permet de définir le modèle durable de l’entreprise. Fidèle à la volonté d’exemplarité qui est la sienne depuis sa création, le Groupe oriente sa politique pour maximiser sa contribution aux 17 Objectifs de développement durable de l’ONU et a ainsi adopté, en 2019, de nouveaux programmes et engagements ambitieux. L’éclairage de Virginie Delcroix, Directrice du développement durable.

LES GRANDES ENTREPRISES ONT UN RÔLE ESSENTIEL DANS LA TRANSITION QUE NOS SOCIÉTÉS DOIVENT ACCOMPLIR.

Tensions croissantes sur les ressources et l’énergie, accroissement démographique, crise climatique et environnementale… À l’échelle planétaire, les défis sont nombreux pour la décennie qui s’ouvre. Quel rôle un groupe comme Arkema joue-t-il dans la mutation que nos sociétés doivent réaliser ?

Virginie Delcroix – Plus que jamais, notre mission d’industriel est de mettre notre capacité d’innovation et de création de valeur au service d’un développement durable de nos sociétés. Un développement qui recherche le progrès social et économique pour tous, en répondant en particulier aux besoins essentiels (alimentaires, sanitaires, mobilité, bien-être) d’une population croissante, tout en réduisant drastiquement ses impacts sur l’environnement et le climat. Les entreprises, et en premier lieu les grands groupes industriels, sont appelées à jouer un rôle majeur dans la transition énergétique et l’évolution vers des modes de production plus économes en ressources. C’est particulièrement vrai dans le domaine de la chimie, qui agit très directement sur ces problématiques. Dans cette optique, nous allons bien au-delà des exigences réglementaires et nous nous fixons des objectifs volontaristes. C’est tout l’objet de notre politique RSE, à travers trois grands engagements : offrir des solutions durables portées par l’innovation, agir en industriel responsable et cultiver un dialogue ouvert et de proximité avec nos parties prenantes.

Comment le Groupe travaille-t-il concrètement pour définir et mettre en œuvre sa politique RSE ?

V.D.  – Notre politique RSE n’est pas statique et s’adapte en permanence aux attentes de nos parties prenantes que nous interrogeons régulièrement. Pour ce faire, Arkema a réalisé début 2019 sa deuxième « analyse de matérialité », après celle de 2016. La démarche, basée sur une enquête en ligne dans sept pays, complétée par des entretiens individuels, a consisté à interroger un large panel de parties prenantes externes et internes du Groupe – clients, fournisseurs, partenaires, investisseurs, collaborateurs – sur les enjeux qu’ils jugent majeurs en matière de RSE. Cette analyse nous aide à structurer notre action sur les thèmes prioritaires – comme le changement climatique, l’innovation durable, la sécurité – et à identifier les sujets montants tels que l’économie circulaire et l’équilibre vie professionnelle/vie privée des salariés. Sur cette base, nous orientons notre politique RSE, fixons des objectifs et lançons des programmes. Dans le domaine de l’économie circulaire, le projet Virtucycle® a ainsi été concrétisé en 2019 pour organiser le recyclage de nos polymères de spécialités, en complément du projet MMAtwo dédié au recyclage du PMMA (voir p. 44 et 45, NdR). De manière plus transverse, nous avons en 2019 considérablement progressé dans notre Portfolio Sustainability Assessment (voir encadré ci-contre, NdR), une démarche d’évaluation systématique de la contribution de nos solutions aux Objectifs de développement durable de l’ONU pour lesquels Arkema se mobilise depuis quatre ans.